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Paris: semaine de cauchemar et retour 6 à 9 mois en arrière

(CercleFinance.com) - Le CAC40 se redresse un peu au coup de cloche final mais chute de 3,38% en clôture: l'indice en termine juste au-dessus des 5.
300 (vers 5.309 au lendemain d'un plongeon équivalent de 3,3%): le bilan hebdo ressort à -12%, le mois de février affiche -11,2% (du jamais vu depuis décembre 2018).

C'est par ailleurs la pire semaine boursière depuis décembre 2008 (Wall-Street) ou le mois d'août 2011 (Europe).

Le CAC40 et l'Euro-Stoxx50 (-3,68% sous 3.330 avec un Dax à -4,5%) reculent désormais de -13% depuis le 19 février (7 séances) alors que le coronavirus fait toujours souffler un vent de panique.

A Wall Street, le Dow Jones (-3%) affiche pour la 3ème fois de son histoire plus de 1.000Pts de repli en intraday... les 2 précédentes occurrences remontant lundi et jeudi!

L'indice vient de renouer avec son plancher du 3 juin 2019, soit 24.680... nous voici revenu presque 9 mois en arrière en moins de 9 séances sur le "Dow".

Le S&P500 a rapidement dévissé de -3,5% mais il ne chute plus ce soir que de -1,2%, le Nasdaq de -0,5% (il était déjà repassé positif à 18H avant de reperdre -1,7%).
La volatilité demeure infernale pour les traders intraday et cauchemardesque pour un grand nombre de particuliers qui avaient succombé en début d'année au mirage de la "hausse funiculaire" et à l'impératif du "TINA": il n'y a pas d'alternative aux actions.

Aucune réaction des marchés à la publication du PMI de Chicago qui chute de 49 vers 46, un score pire que prévu, pas davantage au moral des ménages américains qui ressort quasi inchangé (+0,1Pt à 101, en seconde estimation) toujours au plus haut historique.

"Les actions américaines ont plongé en zone de correction et les rendements des obligations d'Etat ont chuté à des plus bas historiques après que le CDC a fait part du premier cas américain de coronavirus d'origine inconnue", rappelle Wells Fargo.

Les T-Bonds affichent de nouveaux planchers historiques avec 1,146% sur le "10 ans" et seulement 0,91% sur le "2 ans" (-44Pts en 5 séances): les marchés obligataires "pricent" 2 baisse de taux d'ici fin avril (dont 95% de probabilité mi-mars), plus une 3ème en juin (à 55%)... et une 4ème avant fin 2020 (60%).

Le "VIX" a flirté avec les 50 (+13% à 49,3), c'est à dire le "zone de panique" testée en février 2018 ("volatgeddon") et août 2015 (dévaluation du Yuan par la PBOC).

Le baril de pétrole continue de plonger, avec -5% vers 44,5$ sur le NYMEX (-13% cumulé, pire semaine depuis août 2011): ces niveaux de cours deviennent critiques pour les exploitants de "shale oil" les plus endettés (Technip-FMC dévisse de -7,2% à Paris)

Les marchés restent tétanisés par le Newsflow qui s'avère chaque jour plus anxiogène: le gouvernement japonais a placé l'île d'Hokkaido en "urgence épidémique", les écoles vont être fermées au Japon pour 1 mois (jusqu'au 1er avril), les rencontres sportives annulées pour les 15 prochains jours.

Dans le même temps, de plus en plus de vols sont annulés par les compagnies aériennes US vers l'Asie et des restrictions pourraient bientôt toucher certains pays d'Europe.

Les salons de l'automobile de Genève (début mars) et horloger de Bâle (début avril) sont annulés.

Dans un tel climat, les chiffres n'ont plus qu'une importance subalterne: en France, les prix à la consommation augmentent de 1,4% en février 2020 sur un an: l'inflation ralentirait ainsi légèrement après +1,5% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée en fin de mois par l'Insee.

En janvier 2020, les dépenses de consommation des ménages en biens en France diminuent de nouveau en volume (-1,1% après -0,3%), selon les données corrigées de variations saisonnières et de jours ouvrables de l'Insee.

Au quatrième trimestre 2019, le PIB de la France en volume diminue légèrement de -0,1% après +0,3%, selon les données détaillées de l'Insee, une contraction liée à des variations de stocks qui y contribuent négativement pour -0,5 point après -0,1 point.

Les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de 1,7% en février en rythme annuel, un taux d'inflation stable par rapport à celui observé le mois précédent, d'après l'estimation préliminaire de Destatis.

Par rapport à janvier, l'indice des prix s'est accru de 0,4%. En données harmonisées, l'inflation en Allemagne s'est établie, pour le mois qui s'achève, à +1,7% en comparaison annuelle et à +0,6% en rythme séquentiel.

Par ailleurs, le Ministère du Travail a fait part d'un nombre de demandeurs d'emplois en Allemagne en baisse de 10.000 en février, à 2.262.000, soit un taux de chômage stable à 5% de la population active, en données CVS.

Au sein du CAC, Airbus affiche -6%, Engie -6,1% et Bouygues est lanterne rouge avec -6,2%.

Renault a chuté de -6% ce vendredi matin et inscrit un nouveau plancher historique à 25,2E.

Le secteur aérien poursuit sa descente aux enfers avec Dassaut Aviation -7,5%, ADP et Air-France (qui bascule sous les 7E) chutent de -6,5% en moyenne.

Veolia publie au titre de l'année écoulée un résultat net part du groupe en croissance de 41,8% à 625 millions d'euros, ainsi qu'un EBITDA de 4.022 millions, en progressions de 4,7% en courant et de 4,5% à change constant.

Saint-Gobain (-4,4%) a dévoilé jeudi soir un résultat net part du groupe multiplié par 3,5 à 1,4 milliard d'euros pour 2019, avec une marge d'exploitation en progression de 30 points de base à 8% pour un chiffre d'affaires de 42,6 milliards d'euros.


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