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Peugeot:forte croissance des semestriels

Le titre s'envole de près de 14%



Plus de 14% de hausse : telle est la sanction 'infligée' par la Bourse de Paris à l'action Peugeot SA (PSA Groupe) à la suite des comptes semestriels de très bonne facture publiés hier soir. Outre une rentabilité opérationnelle "à l'allemande", la croissance reste très élevée, même sans tenir compte d'Opel/Vauxhall, en bien meilleure forme. Et la génération de cash est au rendez-vous.

Il faut bien dire que les comptes semestriels publiés hier soir par le constructeur automobile au lion ne sont pas communs pour un groupe industriel français.

Toujours dopé par l'acquisition d'Opel/Vauxhall (OV ; près de dix milliards d'euros sur la période), le CA consolidé du groupe décolle de 40,1% à 38,6 milliards d'euros. Soit, mais l'effet de périmètre est loin de tout expliquer, puisqu'en données organiques, la croissance est toujours très soutenue : + 22,9% !

En effet, la division Automobile PCD (pour Peugeot, Citroën et DS) croît de plus de 10% à 22,1 milliards de facturations. Grâce à un effet volume mais aussi à un mix produit favorable, son résultat opérationnel récurrent décolle de près de 30%, et la marge de PCD grimpe encore à un niveau "allemand", serait-on tenté de dire : 8,5% (+ 120 points de base), un "record" selon le groupe.

Bien sûr, la marge opérationnelle du groupe dans son ensemble est moins élevée (7,8%, + 40 points de base) en raison d'OV. Reste que le constructeur allemand, consolidé depuis tout juste un an, a déjà renoué avec la rentabilité et affiche une marge opérationnelle récurrente de 5%. Mieux encore : OV contribue à hauteur de plus d'un milliard d'euros au free cash flow opérationnel de PSA qui, au total, atteint 3,2 milliards d'euros. Ce qui constitue un bel argument en faveur de l'acquisition d'OV par Peugeot, une opération très "européenne" qui avait été accueillie de manière mitigée.

Au final, Peugeot SA termine la première moitié de son exercice 2018 sur un résultat net part du groupe augmenté de 18% à près de 1,5 milliard d'euros. Les prévisions, qui augurent notamment d'une marge opérationnelle courante de plus de 4,5% pour la division automobile en 2018, puis de plus de 6% en 2021, ont été confirmées, bien qu'elles apparaissent désormais très conservatrices.

Les analystes de Bernstein sont tout simplement ébahis par ces comptes "énormes" : alors que l'Opel/Vauxhall de General Motors a perdu de l'argent pendant 20 ans, celui de PSA, consolidé depuis à peine 12 mois, en gagne déjà ! Autant dire que le redressement a été aussi massif que rapide.

Et du côté de "PCD", la marge (8,5%) constitue "du jamais vu depuis 30 ans pour un constructeur automobile du marché de masse", s'enthousiaste encore une note de recherche, qui indique aussi : "Ces chiffres ont surclassé nos rêves les plus fous".

Bref, "nous considérons PSA comme le constructeur automobile européen le plus intéressant, alors que le rapprochement avec Opel est de nature à transformer sa rentabilité et son positionnement à long terme", argumente Bernstein. Le conseil d'achat ("surperformance") est maintenu, ainsi que l'objectif de cours de 30 euros.

"C'est une légende qui est en train d'être rédigée sous nos yeux. Les réalisations de Carlos Tavares à la tête de PSA et maintenant d'OV sont extraordinaires", termine Bernstein, qui rappelle aussi que PSA est pratiquement immunisé contre le risque de guerre commerciale avec les Etats-Unis. Un cas de figure presque unique en Europe.

EG
 

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