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05/12/2016 12:44:00
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Marché: le vote italien témoigne d'une poussée populiste.

La nette victoire du "non" au référendum italien sur la Constitution a entraîné, sans surprise, la démission du président du Conseil, porteur de ce projet largement désavoué dans les urnes.

"Ce résultat est une fois de plus un vote de protestation de la part d'un électorat en colère. Les Italiens ont rejeté de manière forte une réforme de leur constitution", résume Paul Brain, responsable de la gestion obligataire chez Newton IM, filiale de BNY Mellon IM.

Crédité de près de 60% des suffrages, ce "non" sanctionne en réalité, comme souvent lorsqu'il s'agit d'un référendum, le ou les initiateurs de ce dernier. Sur le plan politique, il consacre une - nouvelle - poussée du populisme de l'autre côté des Alpes et va également "rendre difficile les recapitalisations bancaires", estime Paul Brain, pour qui cette issue "augmente la possibilité de voir des parti anti-establishment accroître leur pouvoir lors des prochaines élections".

Par ailleurs, quand bien même les investisseurs étaient davantage préparés à ce résultat qu'au "Brexit" et au succès de Donald Trump, lesquels les avaient totalement pris de court, "les implications à long terme de la percée des partis anti-establishment font que les incertitudes demeurent élevées", avertit l'expert.

Directeur de la Recherche économique chez Natixis Asset Management, Philippe Waechter souligne quant à lui le fort taux de participation, autour de 70%, et un large succès du "non" qui laisse d'autant moins indifférent, par-delà l'absence de réaction excessive des marchés actions. De son point de vue, et même si "l'histoire est loin d'être achevée", "ce relatif attentisme a un côté rassurant".

La probabilité d'une élection générale semble quant à elle réduite, juge le spécialiste, arguant que "cela ne serait de l'intérêt d'aucun parti de l'actuelle majorité". Il n'en demeure pas moins, dans son esprit également, que "les partis plus extrêmes, comme le parti 5 étoiles, pourraient prendre un poids plus important, modifiant ainsi l'équilibre au Parlement".

Plus pessimiste, Michael Metcalfe, directeur de la stratégie macroéconomique chez State Street Global Markets, anticipe de son côté une réelle instabilité des marchés et considère que le succès du "non" renforce les chances d'élections italiennes anticipées en 2017. "Compte-tenu de la popularité du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de ses opinions sur l'Europe, les actifs italiens vont attirer, dès à présent, une prime de risque supplémentaire", ajoute-t-il.

Centrale, la question du secteur bancaire italien est pour sa part loin d'être résolue. "Les banques sont toujours dans une situation inconfortable avec un taux de créances douteuses très élevé", rappelle Philippe Waechter, selon lequel "la phase de recapitalisation qui devait permettre aux banques de retrouver des marges de manoeuvre sera certainement perturbée". "C'est ce point qui est le plus préoccupant car sans un système bancaire robuste, on ne peut espérer une reprise durable de l'économie italienne", poursuit le spécialiste.

La BCE sera sans doute d'autant plus vigilante, à défaut de pouvoir tout résoudre seule. Et d'empêcher un éventuel "Italexit" redouté de tous...

(G.D.)


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