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CAC40: reste à flot, en attendant vote UK, W-Street robuste

(CercleFinance.com) - A l'exception de quelques timides incursions vers 5.
275 vers 16H puis 17H15, la Bourse de Paris a fait quasiment du "sur place" tout l'après-midi, faute de véritable catalyseur (le chiffre de l'inflation US a été ignoré).

Le CAC40 s'est le plus souvent maintenu en territoire positif (il en termine sur un gain symbolique de +0,08Pts à 5.270), grâce à un petit flux acheteur sur le secteur du luxe et l'ascension d'Airbus en fin de journée.

Les opérateurs se montrent circonspects à quelques heures d'un nouveau vote décisif sur le Brexit.

L'Euro-Stoxx50 finit dans le rouge, par le p^lus petit écart possible: -0,01 à 3.303Pts.

Wall Street a rouvert en hausse et confirme ses gains initiaux puisque le S&P500 et le Nasdaq gagnent +0,4% et +0,6% respectivement, tandis que le Dow Jones, toujours lesté par Boeing (-6,5%), s'effrite symétriquement d'environ -0,5% vers 25.520 (repli en trompe l'oeil du fait de la valeur algébrique élevée du titre Boeing).

En ce qui concerne le Brexit, après un premier rejet au mois de janvier, les 650 membres de la Chambre des Communes se prononceront une nouvelle fois, dans la journée, sur l'accord de sortie de l'Union européenne conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles (elle a obtenu un aménagement de dernière minute sur le "backstop" avec l'Irlande, mais pas sûr que cela suffise).

En cas de nouvelle déconvenue, les parlementaires voteraient demain sur la possibilité d'une sortie sans accord de l'UE ("no-deal"), puis jeudi sur une possible extension de l'article 50 (maintient au sein de l'UE pour une période à déterminer).

"Notre scénario de base est que la Chambre des Communes votera jeudi en faveur d'une prolongation de l'article 50, auquel nous attribuons 95% de chances", commentent ce matin les analystes de Danske Bank.

Les professionnels reconnaissent qu'il sera toujours aussi compliqué de trouver un accord dans les mois à venir, mais tout le monde semble satisfait de pouvoir gagner un peu de temps.

Mieux, sachant que le scénario d'une extension des négociations étant désormais bien intégré dans les cours, l'appel des sommets pourrait s'avérer irrésistible alors que le CAC évolue à moins de 1% de son record annuel des 5315 points.

"De notre point de vue, il n'y aucune raison pour se montrer résolument vendeur", plaident ainsi les équipes d'Amundi.

"L'incertitude politique est forte, mais elle pourrait bien retomber en cas d'accord sur le Brexit et suite aux élections européennes", assure le gestionnaire d'actifs.

"Et si les valorisations ne sont plus aussi décotées qu'en début d'année, elles restent attractives", conclut Amundi.

Côté statistiques, les marchés ont peu réagi à la hausse de 0,2% du CPI (prix à la consommation) en "séquentiel" aux Etats Unis et qui s'établit à +1,5% en rythme annuel (au plus bas depuis septembre 2016).

Selon le BLS, le taux d'inflation "core" s'établit à +2,1% (contre +2,2% en janvier) mais reste "raccord" avec l'objectif de la FED.

Le marché des changes est calme, avec un Euro en légère progression de +0,25% face au $ à 1,1290. Le Brent renoue avec ses sommets autour de 67$ (+0,6%).

Du coté des valeurs, Nissan, Mitsubishi Motors et Renault annoncent ce matin la création, par un protocole d'accord, d'un "conseil opérationnel" de "l'Alliance" des trois constructeurs automobiles.

Cette instance sera présidée par Jean-Dominique Senard, le président de Renault, et elle comprendra aussi les directeurs généraux des trois groupes, Hiroto Saikawa, Osamu Masuko et Thierry Bolloré.

Dernière nouvelle concernant le projet de privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). L'Etat français, qui possède actuellement 50,6% du capital, persiste et signe, tout en indiquant que sa participation devrait après l'opération se situer autour de 20% des parts.

Ce matin au micro de France Inter, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a aussi démenti qu'il s'agisse, dans de telles conditions, d'une privatisation, d'autant que le projet est assorti de la mise en place d'une concession d'une durée de 70 ans.

Barclays est passé à l'achat ("surpondérer") sur l'action Saint-Gobain (+1,7%, en tête du CAC40 de bout en bout), contre une précédente position de "pondération en ligne". Le titre devient aussi la valeur préférée des analystes dans le secteur en lieu et place de CRH. Porté de 36 à 40 euros, l'objectif de cours augure d'un potentiel de hausse de plus de 20%.

La chute de Boeing semble profiter à Airbus qui gagne +1,4% (record absolu de clôture).

Le bureau d'études Oddo BHF confirme ce matin son conseil d'achat sur l'action de l'équipementier aéronautique Safran alors qu'environ un tiers de la flotte de Boeing 737 Max 8 a été cloué au sol. L'objectif de cours demeure fixé à 136 euros... mais Safran recule de -0,5% au final.


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