Paris: résiste vers 8110Pts malgré les statistiques US
(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris a vu ses gains s'amenuiser alors que Wall Street devient un peu plus hésitant.
En matinée, le CAC40 gagnait jusqu'à +1,4% vers 8.140, il n'affiche plus que +1,08%, dans des volumes assez médiocres.
La prudence affichée depuis un mois est mise entre parenthèses, sur fond d'espoirs quant à la moindre sévérité des "tarifs" devant être décidés par Donald Trump le 2 avril.
Selon le Wall Street Journal, les surtaxes douanières "réciproques" envisagées par le président américain en date du 2 avril pourraient se révéler "plus ciblées" que prévu.
Le WSJ évoque par ailleurs la possibilité que certains pays, voire certains secteurs comme l'automobile ou les semi-conducteurs, soient exemptés de ces mesures, des spéculations qui n'ont pas été démenties par la Maison Blanche.
"L'incertitude autour des relations commerciales devrait rester élevée encore un bon moment, le 2 avril marquant probablement le début, plutôt que la fin, de cette saga interminable sur les tarifs", tempère cependant Michael Brown, stratégiste chez Pepperstone.
Wall Street reste imperméable aux mauvaises nouvelles depuis 48H, la preuve ce mardi avec le plongeon de la confiance du consommateur américain : elle s'est dégradée plus fortement que prévu au mois de mars (-7,2 à 92,9), la composante mesurant les anticipations étant notamment revenue à un plus bas de 12 ans, montre mardi l'enquête mensuelle du Conference Board (les économistes l'attendaient autour de 96).
Si le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle n'a diminué que de 3,6 points de pourcentage à 134,5, celui de leurs anticipations a chuté de 9,6 points à 65,2, bien en-dessous du seuil des 80 points généralement considéré comme annonciateur d'une récession.
C'est principalement la confiance dans les perspectives d'emploi qui s'est effondrée, atteignant là encore un plancher de 12 ans, plus d'un tiers des participants ayant exprimé des difficultés à évaluer les conditions d'emploi et leurs perspectives d'activité futures, une réalité qui reflète l'incertitude croissante face à la situation économique actuelle.
Petit bémol positif, les ventes de logements individuels neufs ont augmenté de 1,8% aux Etats-Unis en février par rapport au mois précédent, pour s'établir à 676.000 en rythme annualisé, selon le Département du Commerce.
Le prix médian des maisons neuves vendues s'est établi à 414.500 dollars et leur prix moyen, à 487.100 dollars. A 500.000, le stock de maisons neuves prêtes à la vente représente une offre de 8,9 mois au rythme d'écoulement actuel.
Les investisseurs vivent maintenant dans l'attente des chiffres de l'inflation PCE qui paraîtront vendredi aux Etats-Unis.
En Europe, après les PMI meilleurs que prévu dévoilés hier, le marché a pris connaissance dans le courant de la matinée de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne : il rebondit de 85,3 en février vers 86,7 en mars, un niveau conforme au consensus, mais un peu plus faible que les 89 anticipés par Capital Economics.
Sur l'obligataire, les taux se stabilisent aux Etats-Unis où le retour de l'appétit pour le risque pèse sur les Treasuries à dix ans, dont le rendement se détend de -1,3Pt vers 4,3180%.
En Europe, les Bunds se dégradent de +2,7Pts vers 2,800%, nos OAT de +2,2Pts vers 3,4860%, les BTP italiens de +2Pts vers 3,9010%.
Le dollar consolide un peu face à l'Euro qui remonte dans la zone de 1,0820 face au billet vert.
Les cours pétroliers se stabilisent vers 73$ (Brent) malgré l'imposition de nouveaux droits de douane américains de 25% sur le pétrole importé, notamment du Venezuela.
Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cote 69$ sur le NYMEX.
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