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CAC40: un rebond s'amorce alors que Wall-Street se retourne

(CercleFinance.com) - Les investisseurs respirent un peu mieux depuis une heure : après une très mauvaise de séance, Wall Street ses pertes initiales (S&P500 et Nasdaq) et le Dow Jones ou le S&P500 ressortent même en hausse de +0,5%, le Nasdaq grappille +0,2% (cela reste très volatile et reflète probablement des rachats de découvert).

La bourse de Paris cède plus que -1,3% vers 7.415Pts (un "plus bas" a été inscrit vers 7.340 vers 13H).

Le CAC40 pulvérise néanmoins son support des 7.490/7.500 et il faudrait une remontée "miracle" de +1% supplémentaire pour le sauver.

La tendance reste plombée par les lourds replis de STMicro (-12%), Renault et Stellantis (-9,5), Kering (-7%) ou encore Vivendi (-6%).

L'Euro-Stoxx50 dévisse de -1,2%, dans le sillage d'Amsterdam (-1,8%) mais parvient à refranchir les 4.400.

Au lendemain de la plus lourde chute de Wall Street observée depuis mi-décembre 2022 (le Nasdaq a plongé de -3,65%, le "SOXX" de -5%), les indices US rouvraient sur une nouvelle chute libre du Nasdaq de -1,6% vers 17.050 (soit -5,2% en 7 heures de cotations prises en continu), le S&P500 lâchant -0,6% et le VIX qui lui est associé fait un bond de +6,5% vers 19,3 après +17% la veille, soit presque +24K en moins de 48H.
Le titre Tesla mène la chasse aux cours bradés avec +4%, Nvidia reprend +1%... mais les GAFAM restent dans le rouge (-1% en moyenne).

Les "chiffres US du jour" passent au second plan vu la tension qui règne dans le secteur de la "tech": il y a pourtant une bonne surprise du côté du PIB des Etats-Unis qui a augmenté à un rythme annualisé de 2,8% au deuxième trimestre 2024 (soit un doublement par rapport au "T1"), selon une première estimation du Département du Commerce, dépassant ainsi largement les attentes comme celles de Jefferies (+1,6%).

Cette croissance est principalement attribuable à l'augmentation des dépenses de consommation, des investissements dans les stocks et des investissements des entreprises.

Par ailleurs, l'indice d'inflation des prix PCE s'est établi à +2,6%, contre une augmentation de +3,4% au premier trimestre. Hors prix de l'alimentation et de l'énergie, l'indice est ressorti en baisse de -20%, de +3,7% à +2,9% d'un trimestre sur l'autre.
Les commandes de biens durables sont reparties à la baisse en juin après avoir aligné quatre mois consécutifs de hausse, a fait savoir jeudi le Département du Commerce.

Après avoir signé une progression de 0,1% en mai, ces commandes ont chuté de 6,6% le mois passé en raison d'une baisse de 20,5% des commandes d'équipements de transport, un poste très volatil.

Hors transport, les commandes de biens durables affichent en revanche une hausse de 0,5%, un chiffre bien supérieur à la progression de 0,2% qui était envisagée par les économistes.

Enfin, le Département du Travail annonce avoir enregistré 235 000 nouvelles inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis lors de la semaine du 15 juillet, un chiffre en repli de 10 000 par rapport à la semaine précédente dont le niveau a été révisé à la hausse, de 243 à 245 000.
En Europe cette fois, pas de quoi se réjouir : les investisseurs ont pris connaissance de la chute du climat des affaires en France, lequel -comme c'était très prévisible- se dégrade fortement en juillet par rapport au mois précédent, au vu de l'indicateur synthétique de l'Insee qui perd cinq points à 94 et se situe ainsi à son plus bas niveau depuis février 2021.

Toujours sur le front des statistiques, l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a reculé de 88,6 en juin vers 87 en juillet, baisse "beaucoup plus importante que le consensus (88,9)", mais plus proche de la prévision de Capital Economics (87,5).

Sur le marché obligataire, les rendements des Bunds allemands se détendent de -2,5Pts vers 2,417 %, nos OAT effacent -2,8Pts à 3,1230%.
Même mouvement outre-Atlantique avec un papier à dix ans qui recule de 6Pts vers 4,224 % (après +5Pts mercredi soir, un mouvement assez étrange vu la vague de "risk-off" qui plombait Wall Street.
Rien à signaler côté devises avec un Euro/$ figé vers 1,0840.

Si Sanofi a relevé ce matin ses perspectives pour 2024 (le titre est en tête du CAC avec +5%), STMicroelectronics a revu les siennes à la baisse, invoquant la frilosité de ses clients du secteur automobile (le titre a dévissé jusqu'à -15% ce matin).
De même Stellantis reconnait que les ventes ne sont pas à la hauteur des attentes:  le constructeur multimarques a dévoilé jeudi des résultats de premier semestre en baisse et inférieurs aux attentes. Son chiffre d'affaires net a diminué de 14% à 85 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, donnant un résultat opérationnel courant de 8,5 milliards d'euros soit une marge de 10%. A titre de comparaison, le consensus anticipait un C.A. de 86,5 milliards d'euros, un bénéfice opérationnel de 8,8 milliards pour une marge bénéficiaire de 10,2%.

Air France-KLM publie un résultat net de 165 millions d'euros au titre du deuxième trimestre 2024, en chute de 447 millions, avec une marge opérationnelle en baisse de 3,1 points à 6,5% malgré un chiffre d'affaires en hausse de 4,3% à 7,95 milliards d'euros.

Conformément à son annonce préliminaire, Dassault Systèmes publie un BNPA non-IFRS de 0,60 euro au titre du premier semestre 2024, en hausse de 10% à taux de change constants, avec une marge opérationnelle non-IFRS à 30,5% contre 31% sur la même période de 2023.

Enfin, Eurazeo annonce des actifs sous gestion (AUM) s'élevant à 35,3 milliards d'euros à fin juin 2024, en hausse de 9% sur 12 mois, dont des actifs générant des commissions (FPAUM) de 25,7 milliards (+10% sur un an).

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