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Airbus: + 50% depuis le début de l'année

Bientôt une capitalisation de 100 milliards d'euros



"Success story" industrielle européenne, Airbus Group ne l'est pas moins pour ses actionnaires. A la Bourse de Paris, l'avionneur concurrent de Boeing est bien parti pour entrer sous peu dans le club très fermé des capitalisations atteignant les 100 milliards d'euros.

+ 50% depuis le début de l'année 2019, + 168% sur cinq ans, + 1.000% en une décennie : le moins que l'on puisse dire est que le parcours de l'action Airbus surperforme nettement les grands indices, CAC 40 compris. Le titre Airbus a d'ailleurs marqué, hier en séance, un nouveau record historique à 127,62 euros.

Les catalyseurs : on pense bien sûr - mais sans doute à tort - aux déboires de son grand concurrent américain Boeing avec son moyen-courrier 737 Max. Après des accidents, la production de 737 (113 au 1er semestre 2019, contre 269 un an plus tôt !) est en chute libre.

A l'inverse, Airbus a livré, de janvier à juin derniers, quelque 389 appareils, dont 315 unités de son produit-phare concurrent du 737, les moyens-courriers de la famille A320. Cela étant, il s'agit là d'anciennes affaires sans lien avec les problèmes actuels du 737 Max, qui se ressentent plutôt du côté des prises de commandes semestrielles : + 88 unités, tous types d'avions confondus, pour Airbus, contre - 119 chez Boeing. La divergence est nette, et l'écart entre l'état des carnets de commande (5.515 appareils civils à livrer chez Boeing, mais 7.276 chez Airbus) se creuse donc encore.

Cela étant, les comptes de Boeing se sont traduits, en 2018, par un chiffre d'affaires de plus de 100 milliards de dollars, alors que celui d'Airbus était d'un peu moins de 64 milliards d'euros cette même année. D'un point de vue financier, l'américain a toujours une longueur d'avance, ce qui vaut aussi pour sa marge opérationnelle : améliorée de 90 points de base, elle a atteint 11,9% en 2018. Ce qui lui permet, même après les problèmes du 737 Max, d'afficher une capitalisation boursière proche de 200 milliards de dollars à Wall Street aujourd'hui.

Reste que Boeing a valu plus cher : retombée dans la zone des 350 dollars, son action a perdu une centaine de dollars depuis son sommet, qui correspondait approximativement à 250 milliards de dollars de valorisation boursière.

Et Airbus ? Maintenant que ses grands programmes de R&D sont presque tous terminés et alors que sa production augmente - et, avec elle, l'effet de levier sur les comptes -, le groupe européen améliore très sensiblement sa marge opérationnelle, passée de 5,4 à 9,2% entre 2017 et 2018. Un phénomène qui semble appelé à se poursuivre et serait, le cas échéant, de nature à faire grimper encore la valeur boursière d'Airbus, pour l'heure de 98 milliards d'euros environ.

Autant dire que les 100 milliards sont à portée, alors qu'ils ne sont l'heure dépassés, parmi les valeurs françaises, que par Total (134 milliards), L'Oréal (142 milliards) et LVMH (193 milliards). Comme le capital d'Airbus est formé de 778.096.721 actions, ce seuil symbolique serait atteint au cours de 128,52 euros. A suivre.

EG
 

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