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Tarkett: au-dessous du cours de l'IPO

Le redressement boursier semble se confirmer



Certes, l'action Tarkett cote toujours au-dessous du cours de référence de son introduction en Bourse, soit 29 euros, qui remonte à novembre 2013. Mais après avoir inscrit un plus bas récent début juillet dans la zone des 21 euros, alors qu'un an plus tôt il marquait un sommet à près de 45 euros, le titre connaît depuis lors un mouvement de reprise plutôt régulier qui lui permis de reprendre les 25 euros.

Le spécialiste des revêtements de sol a payé cher les difficultés qu'il a traversées depuis un an : lourde amende pour son rôle dans le "cartel du lino", départ du patron de longue date Michel Giannuzzi, hausse rapide des matières premières, à commencer par le PVC dans le sillage du pétrole, difficultés à ajuster les prix en conséquence, croissance nulle au premier trimestre, puis warning. Voilà qui a coûté à Tarkett pratiquement la moitié de sa valeur en un an, et ramené sa capitalisation aux environs de 1,6 milliard d'euros.

Cela étant, la qualité du flux de nouvelles s'est améliorée dernièrement : la croissance organique est revenue au 2e trimestre et à 5,3%, elle dépasse d'ailleurs d'une tête son niveau de l'ensemble de l'exercice 2017 (4,8%).

De plus, la marge d'EBITDA, qui s'était tassée de plus d'un point de pourcentage en 2017 à 11,1% avant de plonger à 5,2% au T1 2018, s'est vivement redressée au T2 à 11,5%. Les mesures d'économies conjuguées aux hausses de tarifs semblent commencer à porter leurs fruits, d'autant que les clients paraissent apprécier les nouveaux produits.

De plus, et conformément à son modèle économique, Tarkett continue de réaliser des acquisitions : il vient de mettre la main sur l'américain Lexmark Carpet Mills, spécialiste des moquettes de qualité destinées notamment au secteur hôtelier, mais aussi, depuis peu, au marché résidentiel. L'an dernier, la cible a réalisé environ 100 million d'euros de CA. Certes, c'est peu relativement peu relativement aux 2,8 milliards de facturations du groupe, mais Lexmark est plus rentable puisque son intégration sera "immédiatement relutive" (dans une proportion non précisée) sur la marge d'EBITDA. Sans compter les synergies qui pourront être mises en place par la suite.

Quid du bilan ? Le ratio de dette nette / EBITDA, qui était de 2,2 fois à fin juin, va certes augmenter à cause de Lexmark, mais pas beaucoup : il serait de l'ordre de 2,5 fois fin 2018, prévoit la direction, ce qui reste raisonnable. Cette acquisition devrait être bouclée "avant la fin de l'année", prévoit Tarkett. De quoi susciter progressivement un relèvement des anticipations bénéficiaires jusqu'alors en berne : voilà un an, le consensus visait un bénéfice par action Tarkett de 2,36 euros, contre seulement 1,61 euro ce jour (- 32% environ). Pour 2019, les chiffres sont respectivement de 2,65 euros et de 1,93 euro (- 27%).

EG
 

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