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Paris: déborde les 4930Pts après les indices PMI

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris termine la semaine dans l'euphorie la plus débridée, pour des raisons qui échappent aux analyses rationnelles et factuelle, sur un gain de +1,6% vers 4.
930Pts (à 0,1% près, la semaine pourrait s'achever sur un score nul).

C'est d'autant plus inattendu que Wall Street s'apprête à rouvrir en hausse de +0,4% (mêmes score jeudi soir), ce qui est loin d'être spectaculaire.

Le CAC40 avait pourtant débuté la séance sans tendance avant d'entamer une " hausse funiculaire" de +80Pts, après la publication des derniers indices PMI, qui sont médiocres (promesse d'accélération de la planche à billet ?) mais semblent soudain faire oublier la pandémie et les risques de reconfinement plus ou moins stricts, qui replongeraient nos économies dans la récession au 4ème trimestre.

Les enquêtes mensuelles réalisées auprès des directeurs d'achats (PMI) sur l'activité dans le secteur privé des principales économies du Vieux Continent ne sont d'ailleurs pas toutes enthousiasmantes.

L'indice PMI flash "composite" IHS Markit se replie pour un troisième mois consécutif en octobre dans la Zone euro, fléchissant de 50,4 en septembre à 49,4, et signale ainsi la première contraction de l'activité globale de la zone euro depuis juin.

L'indice flash composite de l'activité globale en France se replie à 47,3 en octobre contre 48,5 en septembre, marquant une "accélération de la baisse de l'activité dans le secteur privé français sur fond de recrudescence de l'épidémie de coronavirus".

Si le secteur industriel continue de résister, les analystes s'inquiètent de mauvaises surprises potentielles au sein du secteur tertiaire, du fait des nouvelles mesures de restriction récemment imposées en Europe.

"Le principal risque baissier porte sur les services (...) car cela concerne en partie des activités impliquant de fortes interactions sociales, précisément ce que les gouvernements cherchent à limiter (fermeture de bars, couvre-feu, confinement local)", rappelle Oddo BHH.

Le second débat entre Donald Trump et Joe Biden s'est déroulé dans des meilleures conditions que le premier, avec moins d'invectives, mais toujours peu de réponses aux questions de l'animatrice, et pratiquement jamais de réponses argumentées pour démentir les attaques de l'adversaire.

Les deux phrases qui sont revenues le plus souvent furent "ce que vous dites est faux" et "vous n'avez rien fait".

"Si la question de l'interférence étrangère dans l'élection a une nouvelle fois été abordée, la plus grande partie du débat s'est concentrée sur l'épidémie, l'économie, les relations raciales et le changement climatique", indiquent les équipes de Deutsche Bank, qui ont suivi le débat dans la nuit.

"Les premières indications montrent que les deux candidats ont plus ou moins consolidé leurs positions, ce qui pourrait constituer une bonne nouvelle pour Joe Biden au vu de l'avance de près de 10 points dont il bénéficie dans les sondages", poursuit la banque allemande.

Parallèlement, les intervenants de marché continuent de s'inquiéter des effets de la nouvelle vague de contaminations au coronavirus en Europe, et de ses éventuels effets sur l'activité économique.

"Les responsables politiques ont commencé à mettre en place de nouvelles restrictions qui ne se traduisent pas, pour le moment, par une baisse des nouvelles contagions", constatent ainsi les analystes de Danske Bank.

Du coté des valeurs, le secteur aérien se détache avec +6% pour Airbus et +5,5% pour Safran (malgré le risque de reconfinement en Europe), les valeurs bancaires étant soutenues par la remontée des taux longs (surtout aux Etats Unis où le "10 ans" s'inscrit à 0,86%), BNP-Paribas prend +3,6%.

Air Liquide (+3,5%) dévoile un chiffre d'affaires de 4.980 millions d'euros au troisième trimestre 2020, l'activité reprenant sur l'ensemble des zones géographiques avec des ventes à -0,9% sur base comparable (-8,7% en données publiées).

Renault annonce avoir enregistré un chiffre d'affaires de 10.374 millions d'euros au titre du troisième trimestre 2020, soit un repli de 8,2% en données publiées et de 3,2% à taux de change et périmètre constants.

Faurecia publie au titre du troisième trimestre 2020, un chiffre d'affaires en baisse de 7,4% à 3.874 millions d'euros, "des ventes supérieures aux prévisions initiales, soutenues par l'amélioration des conditions du marché".

Le chiffre d'affaires de Kering (-2,8%) s'établit à 3 717,7 millions d'euros au troisième trimestre 2020, en retrait de -4,3% en données publiées et de -1,2% en comparable, un rebond significatif par rapport à une baisse de -43,5% en données publiées et de -43,7% en comparable au deuxième trimestre 2020.

Au lendemain d'un point d'activité du troisième trimestre qualifié de "vraie bonne surprise", Oddo BHF maintient son opinion "achat" sur Michelin avec un objectif de cours relevé de 110 à 115 euros, ajoutant que le titre "reste parmi ses valeurs préférées au sein du secteur".

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