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Taux: déluge de baisses spectaculaires, niveaux historiques

(CercleFinance.com) - Wall Street semble au bord de la panique et cherche de la "sécurité" sur l'obligataire à tout prix: le "VIX" a flirté avec les 50 (+13% à 49,3), c'est à dire le "zone de panique" testée en février 2018 ("volatgeddon") et août 2015 (dévaluation du Yuan par la PBOC).


Les T-Bonds affichent de nouveaux planchers historiques avec 1,146% sur le "10 ans" (-33Pts hebdo) et seulement 0,90% sur le "2 ans" qui affiche sa plus spectaculaire baisse de rendement hebdomadaire (-44Pts) depuis début mars 2009.
Le "30 ans" inscrit également un plancher de 1,655%, soit -30Pts cette semaine.
En Europe, à la différence des marchés de taux US, les rendements sont déjà tellement bas que personne n'anticipe une initiative de la BCE: les Bunds se détendent de -2Pts de base à -0,60/-0,61%, nos OAT de -3,3Pts à -0,293% (soit -9Pts en "hebdo").
Quasi stabilité sur les BTP italiens vers 1,08% et les "bonos" à 0,283%.

Les marchés obligataires US "pricent" 2 baisse de taux de la FED d'ici fin avril (dont 95% de probabilité mi-mars), plus une 3ème en juin (à 55%)... et une 4ème avant fin 2020 (60%).

L'un des membres de la FED, James Bullard s'est exprimé ce vendredi pour expliquer que la crise du coronavirus semblait gérable sur le plan sanitaire tandis que le plan économique, les marchés surestiment peut-être les impacts négatifs.
La FED ne veut donc pas réagir dans la précipitation, sans avoir la certitude que les conditions économiques se dégradent.
Les spécialistes des marchés de taux pensent à l'évidence que ce ne sont que des "éléments de langage" et que les taux vont être abaissés de -50Pts rapidement, et pourquoi pas d'un coup mi-mars.

A l'appui de propos mesurés de James Bullard, on peut signaler que les ménages américains ne semblent pas encore avoir perdu leur sang froid ni leur foi en un avenir radieux : le chiffre révisé de la confiance des consommateurs progresse même de +0,1 à 101 et teste un nouveau zénith.
Mais l'enquête a probablement été réalisée avec le plongeon de -13% des indices US !

La confiance est en revanche complètement carbonisée du côté des spécialistes du pétrole, le baril de WTI continue de plonger, avec -5% vers 44,5$ sur le NYMEX (-15% depuis le 20/02, pire semaine depuis août 2011): ces niveaux de cours deviennent critiques pour les exploitants de "shale oil" les plus endettés.

Les marchés restent tétanisés par le Newsflow qui s'avère chaque jour plus anxiogène: le gouvernement japonais a placé l'île d'Hokkaido en "urgence épidémique", les écoles vont être fermées au Japon pour 1 mois (jusqu'au 1er avril), les rencontres sportives annulées pour les 15 prochains jours.

Dans le même temps, de plus en plus de vols sont annulés par les compagnies aériennes US vers l'Asie et des restrictions pourraient bientôt toucher certains pays d'Europe.
Les salons de l'automobile de Genève et horloger de Bâle sont annulés.

Dans un tel climat, les chiffres n'ont plus qu'une importance subalterne: en France, les prix à la consommation augmentent de 1,4% en février 2020 sur un an.
L'inflation ralentirait ainsi légèrement après +1,5% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée en fin de mois par l'Insee.

En janvier 2020, les dépenses de consommation des ménages en biens en France diminuent de nouveau en volume (-1,1% après -0,3%), selon les données corrigées de variations saisonnières et de jours ouvrables de l'Insee.

Au quatrième trimestre 2019, le PIB de la France en volume diminue légèrement de -0,1% après +0,3%, selon les données détaillées de l'Insee, une contraction liée à des variations de stocks qui y contribuent négativement pour -0,5 point après -0,1 point.

Les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de 1,7% en février en rythme annuel, un taux d'inflation stable par rapport à celui observé le mois précédent, d'après l'estimation préliminaire de Destatis.

Par rapport à janvier, l'indice des prix s'est accru de 0,4%. En données harmonisées, l'inflation en Allemagne s'est établie, pour le mois qui s'achève, à +1,7% en comparaison annuelle et à +0,6% en rythme séquentiel.

Par ailleurs, le Ministère du Travail a fait part d'un nombre de demandeurs d'emplois en Allemagne en baisse de 10.000 en février, à 2.262.000, soit un taux de chômage stable à 5% de la population active, en données CVS.

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