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CAC40:toutes les rumeurs sont bonnes pour justifier euphorie

(CercleFinance.com) - Le CAC40 affiche une hausse de 1,04% à 5.
702: c'est un record annuel de clôture et pour le CAC40 "GR" à 15.467 (+1,05%), c'est un nouveau record historique absolu.

Le franchissement des 5.700 vers 15H30 a provoqué un emballement des achats automatisés de +1,4% qui a propulsé le CAC vers 5.725Pts (record annuel et de la décennie) et le CAC40 "GR" inscrit un nouveau record historique absolu à 15.525Pts, sans aucune considération pour les perspectives économiques dégradées (le FMI abaisse encore ses anticipations de croissance) ou un Brexit toujours incertain.

C'est typiquement un mouvement de type "fear of missing out", c'est à dire de peur de "rater quelque chose", en l'occurrence le train de la hausse.

L'Euro-Stoxx50 avance de +1% à 3.695 et rapidement accéléré à la hausse après l'abaissement des prévisions du FMI (qui justifient par avance l'activisme futur des banques centrales).

Et le plus fort, c'est que la hausse s'est accélérée alors que Michel Barnier venait d'annoncer qu'un accord sur le Brexit n'est pas acquis au vu des dernières propositions britanniques: le marché ne veut retenir que les "rumeurs" d'un projet d'accord imminent et dont on ne sait pas au juste quel bénéfice l'Europe va en retirer... puisque c'est Boris Johnson qui aurait obtenu des concessions favorables au Royaume uni (et il faudra que cela soit ratifié par le Parlement britannique qui reste très divisé sur la question irlandaise).

Les mauvaises nouvelles passent pour de bonnes nouvelles de façon quasi systématique, les "espoirs" l'emportent à tous les coups sur le "concret".

Les principaux indices d'actions à Wall Street affichent de +1% (Dow Jones et S&P500) à +1,1% (Nasdaq) contre +0,3% anticipé... et là, on voit mal en quoi un hypothétique accord sur le Brexit soutient les valeurs US.

Le FMI vient d'annoncer à 15H qu'il abaisse la prévision de croissance mondiale 2019 de -0,2Pts à 3,00% (au plus bas depuis mi-2009): c'était largement anticipé et les marchés ne bronchent pas.

Pour les Etats Unis, la croissance est revue de +2,4% en 2019 à +2,1% en 2020.

En Chine la croissance est revue de +6,3% à +6,1%, et 5,8% en 2020 (contre 6%). En Europe, elle serait de de 1,2% (contre 1,3%) et de 1,4% en 2020.

Les marchés avaient pris +3% le semaine passée sur des espoirs de grandes avancées des pourparlers sino-américains et il y avait de quoi être déçu vendredi soir.

Et force est de constater que les accords que la Maison Blanche affirmait conclus sur les exportations agricoles US ne le sont pas de manière formelle et ne sont même pas mentionnés dans la presse chinoise.

'Pékin aurait besoin d'engager des discussions supplémentaires avant de signer un accord commercial initial', rapporte Wells Fargo, notant aussi que le Secrétaire américain au Trésor a rappelé que les taxes pourraient augmenter en décembre en l'absence d'accord.

Sur le front des indicateurs, on a pris connaissance ce matin de l'inflation en France. Il se replie en septembre, à -0,3% sur un mois (après +0,5% en août). Corrigés des variations saisonnières, ils sont toutefois stables sur un mois, après +0,1% en août.

L'indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne publié en début d'après-midi ressort à -22,8, c'est mieux que les 27 anticipées.

L'indice 'Empire State' de la Fed de New York affiche une progression à +4 ce mois-ci après +2 en septembre alors que le consensus anticipait une certaine stabilité de l'indice en octobre.
Alors que les bourses s'emballent à la hausse, le pétrole, indicateur avancé de l'activité, recule encore de -0,4% à New York, vers 53,35$: il n'a cessé de reculer tandis que les indices US ont repris +5%.

En ce qui concerne les 'trimestriels', le groupe Wells Fargo a fait état ce mardi avant l'ouverture de Wall Street d'un bénéfice net de 4,6 milliards de dollars sur le troisième trimestre, soit 0,92 dollar par action.

C'est moins bien qu'à la même période l'an passé : la banque avait alors fait état d'un résultat net de 6 milliards de dollars, pour un BPA de 1,13 dollar (contre 1,17$ attendu). S'agissant des revenus, ils s'inscrivent en hausse, passant de 21,9 milliards à 22 milliards.

Le groupe Goldman Sachs a dégagé un bénéfice de 4,79$ par action sur le troisième trimestre, contre 6,28 dollars à la même période en 2018. Le consensus visait pour sa part un BPA de 4,86 dollars.

JP-Morgan en revanche a satisfait le consensus avec un bénéfice en hausse de 8% à 9.08Mds$, soit 2,68$ contre 2,48$ anticipé. Le chiffre d'affaire progresse également de 8% à 30,1Mds$ grâce au crédit immobilier, au crédit à la consommation et aux activités d'émissions obligataires.

Citigroup annonce un bénéfice hors exceptionnel de 1,97$ par action (1,95$ attendu) et un C.A en hausse de 1% à 18,57Mds$ (18,5 anticipé).
Le ROE atteint 12,2% contre les 12% prévus initialement.

Côté valeurs, les "cycliques" s'envolent avec Saint Gobain à +3,1%, Legrand et ST-Micro à +2,5% et les banques bénéficient à fond des rumeurs sur le "Brexit" avec BNP-Paribas à +3,6%.

Sanofi +1,3% fait part de l'inauguration de sa nouvelle usine de fabrication digitale à Framingham au Massachusetts, 'première usine digitale au monde faisant appel à des technologies de production intensive et en continu de médicaments biologiques'.

Wendel annonce la signature d'un accord en vue d'acquérir Crisis Prevention Institute, société américaine spécialisée dans les formations en gestion des comportements et de prévention de crises, pour une valeur d'entreprise de 910 millions de dollars.

Total indique que sa marge sur coûts variables, raffinage Europe (marge de raffinage), a rebondi à 47,4 dollars par tonne au troisième trimestre 2019, contre 27,6 dollars au trimestre précédent et 47,2 dollars un an auparavant.

L'AMF a déclaré conforme, le 14 octobre, le projet d'offre publique d'achat (OPA) visant les actions Altran Technologies, déposé par BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC France et Lazard Frères Banque pour le compte de Capgemini.

Barclays initie un suivi d'Airbus (+1%) avec une recommandation 'surpondérer' et un objectif de cours de 155 euros, estimant que 'sa perspective supérieure de cash-flow devrait être reflétée dans une revalorisation' du titre.

Berenberg a révoqué son conseil d'achat sur l'action Publicis (+1,7%), étrillée par un nouveau 'warning' lancé la semaine dernière, et préconise désormais de 'conserver' le titre. Sabrée de plus de 40%, la cible visée tombe de 73 à 42 euros.

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