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Euronext: un acteur de plus en plus paneuropéen

(CercleFinance.com) - Parmi les secteurs qui se concentrent à grande vitesse, les opérateurs de marchés financiers ne sont pas les moins actifs.
Euronext, qui vient de mettre la main sur la place d'Oslo, participe d'ailleurs à ce mouvement.

Qu'on en juge : après n'avoir pu fusionner avec Deutsche Börse, le géant allemand et centre-européen, le London Stock Exchange (LSE), qui détient aussi la place financière de Milan, est actuellement convoité par la Bourse de Hong Kong. Le marché nordique OMX (qui couvre tous les pays nordiques, sauf la Norvège) est désormais aux mains de l'américain Nasdaq. Qui s'est récemment disputé avec Euronext le rachat de la Bourse d'Oslo.

Et maintenant ? Dans le paysage européen, Euronext a bien grandi : initialement bâti autour des places de Paris, Bruxelles et Amsterdam, il a rapidement ajouté celles du Portugal. Puis plus récemment d'Irlande et de Norvège, confortant son statut d'acteur paneuropéen.

Le mouvement est-il achevé ? Pas sûr. Proche de cinq milliards d'euros, la capitalisation boursière d'Euronext fait toujours pâle figure comparée à celles de Hong Kong Exchanges & Clearing (plus de 33 milliards d'euros), du London Stock Exchange et de Deutsche Boerse (environ 28 milliards d'euros chacun) ou du Nasdaq (15 milliards d'euros).

Pour l'heure, Euronext a focalisé sa croissance externe sur l'Europe, où il est désormais l'opérateur financier de six pays différents. Avec un certain succès. Où le groupe pourrait-il s'aventurer maintenant ? La place financière suisse gérée par SIX Group est encore indépendante. Mais l'acteur helvétique est, évidemment, extérieur à l'UE (ou l'EEE, pour la Norvège) et à la zone euro, et son centre de gravité semble plutôt pencher à l'Est. Ainsi, SIX et Deutsche Börse avaient "monté" ensemble deux coentreprises paritaires, Eurex (dérivés) et Stoxx (indices). Dans les deux cas, le groupe allemand a fini par racheter ses parts au suisse. Qui d'ailleurs tient peut-être aussi à son indépendance.

De toute façon, après Oslo dont le rachat vient d'être finalisé, Euronext ne peut pas voir trop grand - son endettement net de 783 millions au 30 juin dernier représentait un peu moins de 2 fois l'EBITDA annuel. Mais quand même. Jetons un coup d'oeil plus bas, entre deux des marchés du groupe, la France et le Portugal. Gérée par Bolsas y Mercados Españoles (BME), la place madrilène est encore autonome.

Coté depuis 2006, BME capitalise moins de deux milliards d'euros, et son titre présente un PER plus faible que ceux des acteurs précités - même celui d'Euronext. Enfin, son capital est ouvert, son premier actionnaire étant, avec 12% des parts, la société de portefeuille locale Alba.

EG


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