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Paris: proche des 5600Pts, les indices US s'envolent

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris temporise un peu après le test vers 16H20 des 5.
600 (avec un plus haut à 5.605Pts, soit +1,3%) : le CAC40 semble se diriger tout droit vers un re-test de son zénith historique (15.300 sur le CAC40 "GR" et 5.620/5.630 sur le CAC "Px1").

La Bourse de New York amplifie sa progression jeudi matin, poursuivant le rebond entamé la veille à la faveur d'une salve d'indicateurs économiques meilleurs que prévu. Le Dow Jones grimpe de 1,7%, tandis que le Nasdaq Composite bondit de 1,8%.

La hausse accélère depuis 48H alors que les "bonnes nouvelles" sont effectivement prises comme de "bonnes nouvelles" (tout l'été, ce fut l'inverse, le marché se persuadant que les banques centrales sortiraient leur arsenal pour soutenir la croissance et les marchés à la rentrée).

Parmi les éléments jugés "positifs", il y a la reprise des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine prévue en octobre (c'est dans un mois, mais peu importe, il suffit de prétendre que le dialogue a été renoué).

Ce nouvel agenda serait né d'une conversation téléphonique entre le vice-Premier ministre chinois Liu He et le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Si les acheteurs se montrent de nouveau présents sur les places internationales, les volumes d'échanges restent toutefois limités, font valoir certains analystes (les vendeurs se mettent délibérément en retrait).

C'est le cas de Kyle Rodda, analyste chez IG, pour lequel ce manque de conviction témoigne d'une certaine "ambivalence" de la part des investisseurs.

"D'un côté, les incertitudes entourant la guerre commerciale bloquent toute prise de risque excessive, avec des intervenants qui demeurent nerveux au sujet de la santé de l'économie mondiale", souligne-t-il.

"De l'autre, il y a toujours cette tendance consistant à "acheter tout ce que l'on peut" en perspective des injections massives de liquidités promises par les banques centrales", ajoute-t-il.

"Le résultat est une tendance de marché tendue, volatile et prisonnière d'un trading range tant qu'on n'en sait pas plus sur l'état de l'économie", explique Kyle Rodda.

La journée est ponctuée par de nombreux indicateurs aux Etats-Unis.

Les derniers viennent de tomber et ils sont tout aussi positifs que ceux dévoilés ces dernières 24H: l'indice ISM des services aux Etats-Unis bondit de +2,7Pts pour s'établir à 56,4 en août, pulvérisant les attentes les plus optimistes et le consensus de 54.

Autre bonne surprise, le Département du Commerce fait état d'une hausse de +1,4% des commandes à l'industrie aux États-Unis en juillet 2019, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse moins marquée de +1%.

Par ailleurs, le chiffre de juin a été révisé à la baisse, passant de +0,6% à +0,5%.

En excluant les équipements de transport, catégorie particulièrement volatile, les commandes de biens durables se sont accrues de +0,3%.

Un peu plus tôt, vers 14H15, l'enquête du cabinet de services aux entreprises ADP, le secteur privé américain a créé +195.000 emplois le mois dernier, un score bien supérieur à la prévision moyenne des analystes, qui ne s'établissait qu'à 143.000 (large fourchette entre 115.000 et 175.000).
Le chiffre de juillet a été légèrement revu à la baisse.

Par ailleurs, la productivité de la main d'oeuvre non-agricole des Etats-Unis a progressé de 2,3% en rythme annualisé au deuxième trimestre 2019, selon le Département du Travail qui confirme donc son estimation préliminaire, après une hausse de 3,5% au premier trimestre.

Les inscriptions hebdo au chômage varient de l'épaisseur du trait, à 217.000 contre 216.000 (contre 215.000 anticipé).

Les investisseurs resteront également attentifs à l'évolution de la situation politique au Royaume-Uni, où la perspective d'élections anticipées semble désormais inéluctable.

La perception d'une croissance plus robuste en Chine et aux Etats Unis fait grimper le pétrole de +2,5% à 61,8 à Londres (Brent).

Du coté des valeurs à Paris, Altran publie au titre du premier semestre 2019 un résultat net ajusté (part du groupe) en progression de 10,8% à 63,7 millions d'euros, malgré la cyberattaque, et une marge opérationnelle en hausse de 110 points de base à 11,2%.

Pour la seconde séance consécutive, les équipementiers auto affichent des gains de plus de 6%, avec Valeo et Faurecia à +6,2% et Plastic Omnium à +5,8%.

Safran (+6%) relève ses perspectives pour 2019, visant désormais un chiffre d'affaires ajusté en croissance d'environ 15% (et non plus de 7 à 9%) et un résultat opérationnel courant (ROC) ajusté en croissance supérieure à 20% (au lieu de 10 à 12%).

Dassault aviation s'envole littéralement de +7% (vers 1.450E) après avoir divulgué des chiffres meilleurs que prévus, notamment grâce aux récentes ventes de "Rafale" et de Falcon (soudain rebond des commandes sur juillet/août), les objectifs semestriels sont maintenus, grâce à un carnet de commande en hausse de +4%.

Sur son premier semestre 2019, il a réalisé un résultat net ajusté (part du groupe) en croissance de 45,2% à 1.353 millions d'euros.

Oddo BHF réitère son conseil "achat" sur Thales (+1%) à l'issue d'une publication rassurante, tout en ajustant son objectif de cours de 130 à 129,5 euros essentiellement du fait de la progression plus forte que prévu des provisions de retraite et la mise à jour d'hypothèses.

Le bureau d'études parisien Invest Securities a confirmé son conseil vendeur sur l'action de la pharma bioMérieux. "Pas d'excès d'optimisme après un 1er semestre sans surprise", indique une note, qui ajuste l'objectif de cours de 59 à 60 euros. Soit un potentiel de baisse de 17%.

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