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Iliad: dopé par le retour des spéculations de concentration

(CercleFinance.com) - Certes, le CAC 40, qui teste le seuil des 5.
000 points, s'offre enfin un rebond alors que s'annonce le mois de décembre, souvent associé au 'rally' boursier de fin d'année. Sur une semaine glissante, l'indice parisien prend 1,6%. Mais certaines valeurs font bien mieux : du côté des télécoms, Iliad prend 11,1%, Bouygues (qui détient notamment Bouygues Telecom) 8,4%, Orange 3,2% et à Amsterdam, Altice Europe (dont SFR est le principale filiale) s'adjuge 5,4%.

On s'en serait douté : voilà revenue la thématique de la concentration des opérateurs télécoms en France, serpent de mer qui fait périodiquement reparler de lui. En dépit de l'arrêt des dernières discussions concrètes à ce propos entre Bouygues Telecom et Orange, qui remonte... au printemps 2016.

Voilà qui doit apporter du baume au coeur des actionnaires d'Altice Europe, d'Iliad et de Bouygues, des titres qui chutent toujours de respectivement 80%, 40% et 20% depuis le début de l'année. Seul Orange se paie le luxe de prendre 4%. En effet, les opérateurs français se sont livrés une guerre commerciale acharnée cette année, ce qui a permis à SFR de regagner des clients (en cassant les prix, et donc ses marges). Et a conduit l'ex-"trublion" Free à en perdre un peu, même s'il va mieux maintenant.

Pour mémoire, Altice Europe a publié le 21 novembre des comptes témoignant d'un 3e trimestre qualifié d'"exceptionnel" en termes de recrutement d'abonnés en France. Le groupe a maintenant regagné plus d'un million de clients depuis le début de l'année, ce qui efface les pertes des trois années précédentes. Soit, mais en raison des tarifs pratiqués, le CA et l'EBITDA ajusté ont baissé respectivement de 6,3% et de 10,6% au 3e trimestre.

Bref, le marché français des télécoms, désormais mature, ressemble à un jeu de massacre ou chacun des opérateurs "pique" tour à tour des clients aux trois autres à coups de promotions pénalisantes pour la rentabilité. Or il faut préparer l'avenir et le "très haut débit" en investissant - massivement - dans la fibre optique pour la téléphonie fixe, et bientôt dans les réseaux mobiles 5G. Ce qui ne peut qu'être le fait de groupes en bonne santé - et ils ne seraient sans doute davantage si au lieu d'être quatre, il n'en restait plus que trois.

Qu'a-t-on appris cette semaine ? D'abord que la Commission européenne, pourtant rétive à ce genre d'opération, a avalisé, aux Pays-Bas, la fusion de TMO NL et de Tele 2. De plus, hier et selon l'agence Bloomberg, le directeur général d'Altice Europe, Alain Weill, a déclaré que le secteur français des télécoms pourrait se concentrer "relativement rapidement", une opération à l'échelle européenne n'étant pas exclue.

Rappelons que l'été dernier, le directeur général d'Orange, Stéphane Richard, a qualifié le phénomène "d'inévitable", quoique pas en 2018 (donc peut-être en 2019) et que l'Arcep, le régulateur français, ne s'y oppose plus.

Dans ce contexte, le secteur frémit, pas seulement en France d'ailleurs : sur une semaine, l'indice sectoriel Euro Stoxx des télécoms a pris 4,3%, soit plus du double de la performance de l'indice généraliste Euro Stoxx 50.

"La spéculation fait son grand retour dans le secteur télécoms français", commente ce matin un analyste parisien, puisque "l'arrivée de la 5G, qui va nécessiter des investissements importants, pourrait être le catalyseur".

Ce qui pourrait susciter l'appétit des boursiers. Prenons par exemple le cas d'Iliad : jusqu'alors vendeur sur le titre, Morgan Stanley est repassé neutre ce matin, en ajustant son objectif de cours de 100 à 110 euros, soit une dizaine d'euros au-dessous de sa valeur actuelle. Soit, mais la note estime aussi que dans le plus favorable des cas de figure (le fameux "blue sky scenario", qui n'est pas le plus probable) de fusion, le titre pourrait atteindre... 270 euros.

EG






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