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Iliad: toujours à la peine à un mois des semestriels

(CercleFinance.com) - Pour le moment du moins, l'année 2018 est un bien mauvais crû boursier pour Iliad, la maison mère de l'opérateur télécoms Free que contrôle Xavier Niel.
Si les titres Technicolor, Nexans et Casino sont plus mal orientés encore, la quatrième plus forte baisse de l'indice SBF 120 depuis le début de l'année lui revient : - 36,5%.

En perdant environ 2% ce midi, l'action Iliad a touché 126,65 euros, ce qui constitue un nouveau point bas non seulement de l'année, mais aussi depuis novembre 2012. La sanction est rude alors que le titre a culminé à 247,4 euros au début du mois de juin 2014.

Plus personne aujourd'hui en France ne qualifie Free de "trublion des télécoms", comme tel a été le cas des années durant pour l'inventeur des offres fixes "triple play" qui fut ensuite le "décartellisateur" du mobile. Et pour cause : il ne saurait plus prétendre à ce titre.

En 2017, Free se félicitait d'avoir été, pour la sixième année de suite, le premier recruteur d'abonnés mobiles en France métropolitaine, avec un million d'abonnés gagnés. Soit un total de 13,7 millions et une part de marché de 19%. Sans oublier les 6,5 millions d'abonnés au "fixe", activité la plus mature du groupe à la progression plus lente.

Coup de théâtre au premier trimestre 2018. Certes, le nombre d'abonnés Free Mobile a augmenté entre fin décembre et fin mars : + 130.000 à 13,82 millions. Mais dans le "fixe", 19.000 comptes clients ont été perdus parallèlement, une tendance rarissime pour Free, et le chiffre d'affaires s'est tassé de 1,6%.

Par sous-segment, Free a pourtant recruté 90.000 abonnés supplémentaires à ses offres "fibre optique", qui comptent 646.000 aficionados. Les départs se sont donc concentrés sur l'ADSL, "ancienne" technologie qui a longtemps fait les choux gras de Free. Mais désormais, son attrait est bien inférieur à celui de la fibre, segment dans lequel Orange, par exemple, a pris de l'avance.

Free signalait en effet "un marché hautement compétitif" au T1, au moment même où Altice Europe se targuait de recrutements historiques pour SFR depuis que l'opérateur est contrôlé par Patrick Drahi. Comment ? En cassant les prix, et donc en pesant sur ses marges.

Des plus matures, le marché français de la téléphonie fixe est devenu brutal : les clients qu'un opérateur parvient à convaincre à coups de promotion sont débauchés chez un concurrent. Longtemps, Free est sorti victorieux de cette joute, mais c'est aujourd'hui à son tour d'y laisser des plumes.

Peu après cette déception, Iliad a remanié son état-major et annoncé, puis lancé des contre-attaques commerciales. Reste à savoir quel sera leur effet sur les clients, et surtout sur les comptes.

Certes, Free Mobile vient de se lancer en Italie dans le mobile et revendique, en quelques semaines, le recrutement de plus d'un million de clients. Mais il s'agit pour l'essentiel d'abonnements à bas coûts.

A suivre sur l'agenda d'Iliad : les comptes semestriels, annoncés au matin du 4 septembre prochain.

EG




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