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Devises: 'summer lull' sur les marchés des changes

(CercleFinance.com) - Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait avec mesure face à sa contrepartie américaine, en cédant 0,13% à 1,1594 dollar.
Le calme plat était de mise face aux autres grandes devises.

La torpeur financière estivale ('summer lull", selon l'expression anglaise) n'épargne par les cambistes. Rappelons cependant que l'euro/dollar tutoyait les 1,26 dollar au début du mois de février, et qu'il a donc perdu une dizaine de centimes (soit environ 8%) en six mois.

Si la conjoncture du Vieux Continent ralentit, celle des Etats-Unis reste bien orientée, le chômage est bas, et l'inflation en hausse. De quoi inciter la Fed à poursuivre son resserrement monétaire, alors que le prochain "tour de vis" pourrait intervenir lors du FOMC des 25 et 26 septembre. D'ailleurs, les taux longs à dix ans américains sont passés d'environ 2,40% en début d'année aux environs immédiats de 3% aujourd'hui.

En outre le durcissement de la politique monétaire conventionnelle de la Fed s'accompagne de celui des opérations "non conventionnelles". Si les achats d'actifs obligataires (les QE) de la Fed ont pris fin en 2014, la banque centrale américaine conserve depuis lors les actifs ainsi rachetés. Dans un premier temps, elle réinvestissait la totalité des tombées obligataires, soit les remboursements des "papiers" arrivant à échéance.

Mais depuis un an environ, ces réinvestissements ne sont plus systématiques. De ce fait, si le bilan de la Fed est resté stable aux environs de 4.500 milliards de dollars de fin 2014 à fin 2017, des niveaux records, il se contracte désormais. Au début de ce mois d'août, il était revenu à 4.255 milliards à mesure que l'établissement réduit, à petits pas, son exposition obligataire. L'amélioration relative du bilan de la Fed, ultime contrepartie du dollar, tend à jouer pour le dollar. D'autant que la BCE, elle, ne mettra pas fin à ses QE avant la fin de l'année, a priori.

Notons que la livre demeure sous pression alors que le risque de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord commercial est de plus en plus élevé. Malgré le récent relèvement des taux courts par la Banque d'Angleterre, la devise britannique se traite près d'un plus bas d'un an contre le dollar, ce qui vaut aussi face à l'euro.

Les devises ignorent les mesures de rétorsion prises par la Chine après l'adoption par les Etats-Unis d'un deuxième train de mesures protectionnistes contre l'Empire du Milieu. Les sanctions américaines annoncées contre la Russie font en revanche plonger le rouble.

Et maintenant ? "Etant donné la faible actualité européenne, le marché va rapidement se tourner vers les Etats-Unis avec l'indice des prix à la production en juillet, les revendications hebdomadaire au chômage et l'indice de confiance de Bloomberg. Toutefois, aucune statistique de première importance n'est vraiment attendue", commentent les analystes de Saxo Banque.

Et les spécialistes d'ajouter : "Les revendications chômage devraient faiblement augmenter à 220.000 du fait de l'arrêt de certaines usines d'assemblage automobile. En outre, l'indice des prix à la production américain devrait atteindre +0,2% en juillet sous l'impulsion d'une hausse modeste des prix de l'énergie et de l'alimentaire. Là encore, l'impact des tarifs décidés par l'administration Trump devrait être marginal."

EG



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