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Casino: et Carrefour, les calculs d'un analyste

(CercleFinance.com) - Les boursiers de longue date se souviennent avec nostalgie de la performance du secteur de la distribution voilà près de 20 ans.
L'action Carrefour n'a-t-elle pas tutoyé son record, proche de 85 euros, mi-novembre 1999 ? Elle en vaut moins de 20 aujourd'hui. Alors que la croissance comme les marges sont menacées, l'heure de la concentration serait-elle venue ?

C'est un schéma classique : lorsque la croissance ralentit à l'échelle d'un secteur, les acteurs ont souvent pour premier réflexe de combiner économies et cessions. À des degrés divers, Casino et Carrefour sont passés par là face à la pression du commerce en ligne.

Mais si la situation ne s'améliore pas suffisamment, la tentation de fusionner, qui réduit la concurrence, peut être grande. Le patron de Carrefour, Alexandre Bompard, n'a-t-il pas déclaré, pour la dernière fois lors de l'assemblée générale du 14 juin, que le secteur se concentrerait dans les années qui viennent ?

C'est le point de départ d'une note de recherche publiée Barclays, qui envisage un rapprochement des deux distributeurs cotés français, sachant que Carrefour capitalise moins de 15 milliards d'euros, et Casino à peine 3,5 milliards. Les deux groupes ont discuté sans succès l'année passée, mais les analystes estiment qu'ils pourraient remettre le couvert.

Bien sûr, après le retoquage, au Royaume-Uni, du rapprochement de Sainsbury et d'ASDA, il faut s'attendre à ce que les autorités de la concurrence imposent des cessions "significatives" de magasins. En effet, l'ensemble Carrefour-Casino afficherait des parts de marché d'environ 50% au Brésil et de 30% en France.

Mais étant donné la situation financière de Casino, l'Autorité de la concurrence française pourrait estimer qu'un rapprochement serait la seule manière d'éviter un éclatement de Casino, impliquant potentiellement de nombreuses fermetures de magasins et donc des destructions d'emplois. Et au Brésil, le régulateur pourrait se montrer relativement accommodant.

Bref, Barclays estime "prudemment" que les synergies brutes d'une telle fusion pourraient représenter entre 0,7 et 1,1% de ventes combinées estimées à 115 milliards d'euros en 2019. Ce qui représenterait un bon milliard et serait de nature de faire bondir de l'ordre de 30% de résultat d'exploitation combiné. Autant dire qu'une telle opération serait "significativement relutive" pour les actionnaires, avec des risques d'exécution jugés "relativement limités". A suivre.

EG

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