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Vallourec:s'envole de près de +25%

Du mieux du côté opérationnel et de la trésorerie



C'est peu dire de l'action Vallourec qu'elle salue les comptes annuels publiés hier soir par le groupe, puisqu'elle s'adjuge pratiquement 25% à la Bourse de Paris. Elle tient d'ailleurs - de loin - la tête du SBF 120. Explication : la poursuite de la croissance et les économies ont amélioré la rentabilité et malgré l'état de son bilan, le groupe assure ne pas avoir besoin d'argent frais.

Qu'a annoncé hier ce sidérurgiste spécialisé bien connu pour ses "tubes" parapétroliers ? Qu'en 2018, ses expéditions avaient augmenté de 4,8%, soit moins qu'au 1er semestre (+ 7,3%), mais aussi que l'année n'a pas mal fini, avec + 6% au 4e trimestre (T4).

De ce fait, le CA annuel augmente de 4,6% et frôle les quatre milliards d'euros, et le résultat brut d'exploitation (RBE) s'améliore : il est passé de deux millions en 2017 à 150 millions en 2018, dont 89 millions (x 8,1) au seul T4. Bref, la marge brute d'exploitation, qui était de 1% au S1 2018, atteint 3,8% sur l'année (+ 370 points de base) et a culminé à 8% (+ 700 points de base) au T4. Progressivement, la rentabilité du groupe se redresse, même si l'effet sur la perte nette part du groupe (réduite de 6,5%, à 502 millions) est bien moins spectaculaire.

Outre le redémarrage de la plupart de ses marchés, Vallourec peut se targuer, comme le souligne le président du directoire Philippe Crouzet, de "445 millions d'euros d'économies brutes cumulées depuis 2016, avec deux ans d'avance sur le calendrier initial".

En outre, la direction se veut optimiste : elle anticipe une poursuite de la croissance cette année, et veut réaliser des économies supplémentaires sur lesquelles elle travaille déjà. "Ces nouvelles initiatives devraient ajouter au moins 200 millions d'euros à notre objectif d'économies brutes à l'horizon 2020, qui s'établit maintenant à 650 millions d'euros, dont une partie importante pourra être réalisée dès 2019. Nous avons en outre initié le projet de cession de nos actifs dédiés aux centrales conventionnelles au charbon", a d'ailleurs déclare Ph. Crouzet.

En clair, la perspective du retour de Vallourec à la rentabilité nette - jusqu'alors attendue pour 2020 par le consensus - pourrait bien se rapprocher un peu plus vite que prévu : si la perte par action a atteint 1,1 euro en 2018 (- 8,3%), elle a été divisée par deux au seul T4, à 20 centimes.

Bien évidemment, les éléments opérationnels ne suffiraient à expliquer l'envolée de l'action Vallourec. Il faut aussi regarder le bilan : certes, l'endettement net est grimpé de 1,5 à 2 milliards d'euros entre fin 2017 et fin 2018 (alors que la capitalisation boursière n'atteint pas le milliard), dégradant le "gearing" de 53% à 91%.

Mais le cash flow disponible, toujours très négatif sur l'ensemble de 2018 (- 494 millions, soit - 71 millions sur un an), est redevenu positif au T4, à 76 millions, soit une amélioration marquée de 102 millions par rapport au T4 2017.

Ce qui permet à la direction de Vallourec d'assurer que "sur la base des tendances actuelles du marché et des objectifs énoncés ci-dessus, le groupe respecterait son covenant bancaire à la fin de l'exercice". Bref, Vallourec fait comprendre qu'en l'état actuel des choses, il n'aurait pas besoin d'une nouvelle recapitalisation. Ce qui constituerait une excellente nouvelle pour ses actionnaires, qui suivront cet élément de près.

EG

 

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