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WallStreet: repli de -2%, doute de l'imminence de la reprise

(CercleFinance.com) - Sévère contre pied à la baisse en seconde partie de séance, accélération des dégagements dans les dernières minutes, c'est la douche froide à Wall Street où les 3 principaux indices perdent -2% en moyenne, et le Russel-200 rechute de -3,35%.


Tout se passait pour le mieux jusque vers 18H30, les voyants restaient au vert : le Dow Jones et le S&P500 grappillaient +0,2%, le Nasdaq gagnait +0,4% à 9.200 (il gagnait déjà +0,5% à l'ouverture) et alignait ainsi sa 7ème séance de hausse consécutive, digérant toutes les "stats", toutes les déclarations alarmistes de PDG n'ayant pourtant pas l'habitude de noircir le tableau.
il se pourrait que l'un des facteurs déclenchant de la correction du jour soit la conférence de presse d'Anthony Fauci, le conseiller de la Maison Blanche pour les question de santé publique s'exprimait ce mardi après-midi et il estime que la réouverture immédiate des écoles est "un pont trop loin" (référence historique à l'offensive américaines en 1944 pour prendre les ponts sur le Rhin), ce qui pourrait avoir " des conséquences très graves" (un vocabulaire et une formulation de nature à inquiéter Wall Street).
Il avait déjà mis en garde la veille contre un déconfinement prématuré, contredisant ouvertement les appels de Donald Trump à relancer l'économie au plus vite, prenant la défense d'Elon Musk qui annonçait lundi la réouverture de son usine du Conté d'Alameda, en violation des interdits en vigueur dans le cadre de la lutte anti-pandémie.
Dans le même temps, la responsable du Conté de Los Angeles a prévenu que les règles de confinement renforcées pourraient être prolongées jusqu'à fin juin et seraient appliquées strictement: voilà que les perspectives de redémarrage rapide de l'économie s'éloignent dans l'une des principales mégalopoles américaines... et ce sera surement pris comme une provocation par Donald trump.

Une autre déclaration méritait également d'être prise au sérieux par Wall Street: Dave Calhoun, le patron de Boeing (-2,8%) s'attend à une reprise très lente et pas de retour à une activité normale avant 3 ou 4 années) qui se montrent plus que prudents, sauf lorsqu'il s'agit des GAFAM qui surfent sur la virtualisation de l'économie (et des millions de disparitions d'emplois au cours des prochains trimestres).
Boeing a par ailleurs enregistré 108 annulations de commandes de Boeing 737-Max au mois d'avril.


Côté nouvelles positives, la Chine s'engage à respecter la liste des achats de produits américains conclus il y a 6 mois... mais cette annonce a été éclipsée par une demande de la Maison Blanche de davantage de coopération dans l'enquête visant à déterminer l'origine de la pandémie de Covid-19, ce qui Pékin ressent comme une ingérence et une accusation implicite intolérable.
Alors que 88% des entreprises du S&P500 ont déjà publié leurs résultats, 64% ont annoncé des bénéfices en baisse et la majorité d'entre elles s'abstiennent de formuler des prévisions chiffrées pour fin 2020 et souvent les 4 prochains trimestres, même si un rebond est anticipé au second semestre.

Le S&P500 et le Nasdaq ont été plombés par Ulta Beauty -8% (Coty -9,4%), Akamai -6%, MGM et Norwegian Cruise -5,5%, Micron -5,2%, United -5,1%, Citrix -4,7%, Cognizant et NXP -4,2%, Expedia -3,9%, Marriott et AMD -3,6%, Gilead -3,5%, Intel -2,9%, Microsoft -2,3%.
L'un des temps forts de la séance, ce fut la chute de Blackrock (-7,8%) alors que Lincoln National (-6%) entend céder sa participation de 22% dans le N°1 mondial de la gestion d'actif.

Les financières restaient également sous pression : Citigroup -3,9%, JP-Morgan et Goldman Sachs -3,3%, Bank of America -3,1%...

Un repli assez contre-intuitif puisque cette journée coïncidait avec le coup d'envoi d'un programme d'achat de dette "corporate" par la FED.

Pour l'anecdote, le "CPI" était le principal chiffre du jour: les prix se sont contractés de 0,8% en avril par rapport au mois précédent, d'après le Département du Travail, là où les économistes prévoyaient une baisse de 0,7% en moyenne: l'inflation "colle au consensus", et hors variables volatiles (énergie et des produits alimentaires) l'inflation américaine sous-jacente est ressortie à -0,4% le mois dernier, un niveau plus faible que les -0,2% du consensus de marché.

Par rapport à avril 2019, l'indice des prix a augmenté de 0,3% en données brutes -soit le taux annualisé le plus faible observé depuis octobre 2015- et de 1,4% hors éléments volatils le mois dernier -taux le plus bas depuis avril 2011.

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