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LVMH: les avis des analystes

Après la décision sur le rachat de Tiffany



Le titre perd près de 0,7% en début d'après-midi après une séance stable hier suite à l'annonce de l'abandon du projet d'acquisition de Tiffany.

LVMH fait part de son intention de "se défendre vigoureusement" contre l'action en justice déposée par Tiffany aux Etats-Unis, la jugeant "totalement infondée", "manifestement préparée de longue date" et "communiquée d'une manière trompeuse pour les actionnaires".

Soulignant que Tiffany l'accuse de ne pas avoir agi avec diligence pour l'obtention des autorisations administratives relatives aux règles anti-trust, LVMH considère que cette accusation "n'a aucune substance et le démontrera devant le tribunal civil du Delaware".

Par ailleurs, ayant constaté que "les résultats (de Tiffany) au premier semestre et ses perspectives pour l'année 2020 sont mauvais", LVMH sera "amené à mettre en cause la gestion de la crise par le management de Tiffany et son conseil d'administration".

Rappelons que LVMH a indiqué hier que la réalisation de la transaction de rachat de Tiffany ne semblait plus possible " en l'état " à ce stade d'un point de vue juridique. Tiffany va porter l'affaire devant une cour du Delaware pour forcer LVMH à conclure la transaction initialement convenue.

" Tiffany l'a saisi d'une demande de nouvelle prolongation du délai du 24 novembre au 31 décembre (délai visiblement nécessaire pour obtenir l'accord des autorités de la concurrence devant encore statuer) alors que le gouvernement français lui a demandé de ne pas conclure la transaction avant le 6 janvier 2021 en raison du litige fiscal l'opposant aux Etats-Unis " indique Oddo.

" Selon LVMH, la demande du gouvernement français rend impossible la conclusion de l'opération dans les délais impartis ou allégués (dans la nouvelle demande de Tiffany) rajoute le bureau d'analyses.

La menace de taxes sur les produits français annoncée par les Etats Unis est un des éléments importants de la décision de LVMH.

Le groupe s'appuie sur un courrier du ministre des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, qui aurait averti LVMH que le risque de sanctions américaines pourrait avoir un lourd impact " indique ce matin Aurel BCG.

Oddo souligne également qu'il n'était pas prévu de prorogation supplémentaire au-delà du 24 novembre dans le contrat initial (en l'absence des autorisations nécessaires, le deal devenait caduc à cette date).

" LVMH lui a en outre notifié qu'au-delà de la lettre du gouvernement français, la société pouvait invoquer la survenance d'un effet significatif adverse (MAE) et des manquements à ses obligations de la part de Tiffany pour renoncer à conclure la transaction " indique l'analyste.

" Tiffany indique, en outre, qu'elle estime dans sa plainte que LVMH est directement responsable du retard dans l'obtention des autorisations, ce qui constitue selon elle un manquement à ses obligations ".

Oddo estime qu'un renoncement définitif à Tiffany ne serait pas une mauvaise nouvelle. " Quant à l'éventuel coût du renoncement (dédommagement conséquent ?), hypothétique à ce jour, il ne nous paraît pas devoir avoir des conséquences durables sur le titre eu égard au rapport de taille entre les deux entités (Valeur d'entreprise LVMH > 200 MdE, deal Tiffany à c 15 MdE) ".

Invest Securities estime que cet abandon devrait influencer ses prévisions de résultats (2021) avec un biais légèrement négatif pour 2021 (autour de -3 à -4%).

" Reste que l'abandon de ce projet ne sera pas sans conséquences sur les perspectives de LVMH, à moins que le groupe puisse rapidement trouver d'autres alternatives de croissance externe " rajoute le bureau d'analyses.


 

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